Histoire, architecture et paysages

Le patrimoine de Grépiac

Des édifices du village aux paysages de l’Ariège, le patrimoine de Grépiac raconte plusieurs siècles d’histoire locale. Cette page réunit les monuments, les lieux de mémoire, les ouvrages liés à l’eau et les espaces naturels emblématiques de la commune.

Repères historiques

Quelques dates permettent de lire l’évolution du village, de ses édifices et de ses usages. Elles relient patrimoine religieux, ouvrages sur l’Ariège, équipements communaux et lieux de vie.

1211

Ruisseau du Massacre

Épisode à l’origine du récit local associé au nom du ruisseau.

1512

Chapelle

Construction de l’ancienne chapelle seigneuriale.

1870

Ancien pont

Édification du pont à péage en briques roses.

1872

Église Saint-Martin

Construction de l’église actuelle.

1875

Crue de l’Ariège

Destruction de la pile centrale et de deux arches du pont.

1889

Clocher

Achèvement du clocher monumental de l’église.

1906

Halle de la Prade

Construction de l’édifice aujourd’hui réhabilité en mairie.

2017

Bibliothèque

Installation de la bibliothèque municipale dans la chapelle.

Patrimoine bâti

L’église Saint-Martin

Placée sous le vocable de saint Martin, évêque de Tours, l’église a donné son nom à l’artère principale de la commune.

De style ogival, l’édifice actuel a été construit en 1872, après la démolition de la première église en 1836 pour cause de vétusté. Il a été complété en 1889 par un clocher haut de 45 mètres, l’un des plus originaux de la région toulousaine.

L’église possède des vitraux et une horloge mécanique monumentale. Sur le tympan du porche sont scellés quatre culs-de-lampe provenant de l’ancienne chapelle seigneuriale, ainsi que les armoiries de la famille de Mansencal datées de 1561. Elle conserve également une Pietà de la fin du XVIe siècle.

Le blason de Jean de Mansencal est visible à l’entrée de l’église ; les ailes y sont représentées abaissées.

Eglise de Grépiac (31)

La chapelle

Bibliothèque de Grépiac vue intérieure

Construite en 1512, l’ancienne chapelle était réservée aux offices et cérémonies des nobles du village.

À partir des années 1950, elle a régulièrement accueilli les écoliers grépiacois. Intégrée à l’école laïque, elle est devenue la bibliothèque municipale en 2017.

La salle de la Prade

Mairie de Grépiac La prade

Construite en 1906 au centre du village, cette ancienne halle a connu plusieurs usages successifs.

D’abord aménagée en mairie, elle a ensuite accueilli l’école avant d’être transformée en salle des fêtes dans les années 1950.

Témoin important de l’histoire communale, le bâtiment a désormais été réhabilité pour accueillir à nouveau la mairie.

Le château Baichis

La famille Dauriebat est une ancienne famille de Grépiac établie au lieu-dit « La Maysou ». Aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle donna notamment un garde du roi, un procureur en 1660 et un avocat au Parlement de Toulouse.

Au fil des héritages, Pauline de Bataille devint propriétaire du domaine. Elle épousa Benjamin de Gentil-Baichis, maire de Grépiac en 1868, officier ayant participé à plusieurs campagnes en Algérie et président de la Société d’agriculture de la Haute-Garonne.

Leur fils Paul de Gentil-Baichis eut quatre enfants. Le petit-fils Paul Jacotin de Rosières habita la demeure construite à la fin du XIXe siècle à l’emplacement de bâtiments plus anciens.

Source mentionnée dans la fiche communale : Monographie de Grépiac par M. Perez.

Patrimoine de l’eau et de l’énergie

carte_Bassin-Auterivain
carte touristique le bassin Auterivain page 2

L’ancien pont de Grépiac

L’ancien pont à péage fut érigé en 1870 en briques roses. La crue du 23 juin 1875 fit s’écrouler la pile centrale et emporta deux de ses cinq arches.

La partie détruite fut remplacée par une passerelle métallique, utilisée jusqu’en 1977, date de mise en service du nouveau pont franchissant l’Ariège.

Trois piles de l’ancien ouvrage sont encore conservées et entretenues.

Le lavoir

Alimenté par le ruisseau du Rival, le lavoir était autrefois un lieu de rencontre pour les lavandières.

Détruit à la fin des années 1970, il fut reconstruit à la demande des habitants. Il a été entièrement nettoyé en 2019 lors d’une journée participative.

À la belle saison, ce lieu ombragé offre une halte calme et fraîche, rythmée par le bruit de l’eau.

La fontaine ancestrale

Implantée sur le flanc droit du ruisseau du Rival, cette fontaine ancienne est édifiée en briques issues de l’artisanat local.

Le ruisseau du Massacre

Selon le récit transmis localement, le nom du ruisseau remonterait à 1211. Après une attaque contre la garnison laissée à Auterive par Simon de Montfort, une bataille aurait eu lieu aux confins de Cintegabelle et d’Auterive.

La violence de l’affrontement aurait teinté les eaux du ruisseau qui rejoint l’Ariège au pied du village, donnant naissance à ce toponyme.

Le moulin terrier

En 1727, le seigneur Étienne de Polastron de Lailhière fit construire un moulin sur un canal de dérivation alimenté par l’Ariège.

Ce site ne se visite pas.

La centrale hydroélectrique

Installée sur l’Ariège, la centrale hydroélectrique de Grépiac fonctionne depuis de nombreuses années. Une rénovation importante a modernisé l’aménagement situé en rive droite, au pied du barrage à clapets.

L’ancienne installation a été remplacée par deux groupes Dive. Une nouvelle passe à poissons et un plan de grille ichtyocompatible ont également été réalisés afin d’améliorer la continuité écologique.

La fiche communale indique une production de 6,2 GWh, présentée comme l’équivalent de la consommation électrique d’environ 1 000 personnes.

6,2 GWh

Production annuelle indiquée dans la documentation communale

L’îlot

Cette zone verte protégée, classée Natura 2000, est aménagée autour de deux lacs en bordure de l’Ariège.

Le site est consacré aux loisirs de plein air : promenade, pêche, pétanque, tennis, pique-nique et départ pour les canoës et kayaks.

Les familles y trouvent une aire de jeux pour les jeunes enfants, un city-stade pour les plus grands, une tyrolienne et une balançoire.

À la fois espace naturel et lieu de détente, l’îlot constitue l’un des paysages les plus appréciés de la commune.

Personnalités et mémoire locale

Plusieurs familles et personnalités apparaissent dans l’histoire des édifices, des domaines et de la vie communale.

Famille de Polastron

Famille liée à l’histoire seigneuriale de Grépiac. Gabrielle de Polignac, proche de la reine Marie-Antoinette, est citée parmi les personnalités associées à cette lignée.

Jean de Mansencal

Son blason daté de 1561 est conservé à l’entrée de l’église Saint-Martin. Les armoiries constituent l’un des témoignages de l’ancienne chapelle seigneuriale.

Benjamin de Gentil-Baichis

Ancien élève de l’École polytechnique, officier d’ordonnance du maréchal Clauzel et participant à la campagne d’Algérie.

Il fut maire de Grépiac en 1868 et président de la Société d’agriculture de la Haute-Garonne.

Autres figures citées dans la mémoire locale

Les sources communales mentionnent également saint Germier de Toulouse et Gailhard Tournier, associé à l’histoire de La Salvetat-Saint-Gilles.

Ces mentions sont conservées sans développement supplémentaire, les documents transmis ne fournissant pas davantage de contexte sur leur lien précis avec Grépiac.

Préserver et transmettre le patrimoine communal

Vous disposez d’une photographie ancienne, d’un témoignage ou d’une information susceptible d’enrichir cette page ? Transmettez-la à la mairie.

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